Published on 2007-12-27 17:35:15
Le Dr. Ahmed Abaddi lance un appel afin que l'année 1428 de l'Hégire (2007-2008) voit le terme du conflit israélo-palestinien. Il exhorte les croyants et les dignitaires religieux à se mobiliser en ce sens. Le Dr. Abaddi est Membre du Comité Permanent du Congrès Mondial des Imams et Rabbins pour la Paix et Secrétaire Général de la Ligue Mohammédienne des Théologiens du Maroc.
« 2008 : Une reconnaissance mutuelle »
Vers une concrétisation de la Paix
Par le Docteur Ahmed Abaddi
Rabat, 13 septembre 2007
Aujourd’hui même, nous avons appris que le Premier ministre israélien et le Président de l’Autorité palestinienne se sont mis d’accord sur un accord en 8 points pour la poursuite des discussions de paix. Le chiffre 8 semble de bon augure pour le traitement du conflit au Proche Orient. Aussi, ensemble, faisons de l’année 1428 de l’hégire (2007-2008) l’année de tous les espoirs.
60 années sont passées depuis la décision de l’ONU de créer deux états en Palestine : l’un juif, l’autre arabe. Durant toutes ces années de nombreuses actions ont été entreprises que l’on peut catégoriser en bien et en mal.
« L’action bonne n’est pas comme la mauvaise.
Repousse celle-ci par ce qu’il y a de meilleur :
celui qu’une inimitié séparait de toi
deviendra alors pour toi un ami chaleureux.
Mais cela n’est offert qu’à ceux qui sont patients ;
cela n’est offert qu’à celui qui possède déjà
un don incommensurable. »
Coran : Les versets clairement exposés ; 34-35
Bien des personnages historiques ont agi conformément à ces versets coraniques en « repoussant la mauvaise action par ce qu’il y a de meilleur ». Ils ont choisi de considérer « celui qu’une inimitié séparait d’eux comme un ami chaleureux. » Ils ont pris des initiatives de très grande importance sur le chemin de la paix et l’ont pavé de lumière et d’espoir.
Un Hadith du Prophète Mohammed (SAWS)13 dit en substance que « le croyant ne se laisse pas mordre par une bête venimeuse, à deux reprises, du même refuge. » Ne laissons pas les extrémistes des deux bords mordre et instiller du venin à la grande majorité des communautés qui aspirent à la paix par tous les moyens possibles.
Les générations passées ont écrit une bonne partie de l’histoire avec leurs larmes et leur sang ; il nous incombe donc de bien la lire et de former les générations futures à une culture de paix. La tâche est d’envergure et délicate. Il nous faut repousser le mal –haine, rancœur, désir de vengeance– par ce qui est meilleur. Nous devons enclencher une profonde prise de conscience ou remise en cause de notre manière de voir et sortir des schémas conflictuels. Il nous faut investir dans l’enfance et intégrer dans les programmes pédagogiques et les manuels scolaires ce qu’il y a de meilleur, car les citoyens de la terre du 21ème siècle ne jouissent que d’une marge bien maigre de droit à l’erreur, vu que les générations antérieures nous ont enseigné par leur sang et par leur vie, nous léguant ainsi en héritage leur expérience et leur sagesse dont il est obligatoire de profiter.
« Un enseignement destiné aux hommes doués d’intelligence
se trouve dans les récits des générations passées… »
Coran : Joseph ; 111
Ressourçons-nous dans nos textes sacrés respectifs pour prendre exemple des « récits des générations passées, » et, en tant qu’hommes doués d’intelligence, tirons-en les leçons pour construire un avenir de coexistence et de reconnaissance mutuelle où les hommes pourront profiter des progrès extraordinaires dans les différents domaines.
Il revient aux Imams et aux Rabbins, assistés de toutes les bonnes volontés, d’agir en porteurs de ce « don incommensurable », et d’indiquer aux fidèles la voie de la sagesse, la voie de la paix. La spiritualité éminente est la spiritualité agissante pour la concrétisation de la paix.
Vers_une_reconnaissance_mutuelle.pdf
Les dignitaires religieux, imams et rabbins accompagnés de chrétiens et d’experts du monde entier, se sont retrouvés pour leur troisième congrès mondial, afin de déterminer « ensemble » les moyens de défendre le caractère sacré de la paix et de s’engager concrètement, et dès à présent, à tout mettre en œuvre pour résoudre dans le cadre religieux le conflit israélo-palestinien
Ce Congrès Mondial des Imams et Rabbins pour la Paix s’est tenu à Paris, du 15 au 17 décembre 2008 sous le patronage de l’UNESCO et le parrainage de S.E.M Abdoulaye Wade, Président du Sénégal et Président de la 11ème session de la Conférence Islamique au Sommet.
Tout d’abord, les imams et rabbins rejoints par les chrétiens, confirment leur engagement à dénoncer et condamner désormais, sans cesse, publiquement, et sans aucune réserve, toutes formes de violence, de terreur, d’injustice, qu’elles soient d’origine individuelle ou collective, commises au nom de Dieu et, ou, de leurs religions et des textes sacrés.
Ils réitèrent également leur volonté d’être les garants actifs de la Sacralité de la Paix.
Des citoyens du monde entier se mobilisent pour la paix :
Retrouvez leurs témoignages et leurs messges de soutien pour la fin du conflit et pour la réconciliation entre les Israëliens et les Palestiniens.